Dernière révision le 27 avril 2021.

Mot du Président

Être citoyen !
Avec des droits et des responsabilités, et la reconnaissance pleine et entière d’une appartenance à une collectivité solidaire.

Devenir citoyen : tout un chemin à parcourir…

« Promouvoir la citoyenneté… et aider toutes les personnes accompagnées à acquérir ou à préserver leur autonomie et à s’inscrire, à leur manière, dans la collectivité… »

L’ARI a ainsi formulé dans ses statuts le sens de ses missions et de son engagement, une ambition mise en œuvre auprès de toutes les personnes avec handicap psychique qu’elle accompagne.

Le handicap, la souffrance psychique et sociale, avec leurs aspects de vulnérabilité et de possible chronicité, fragilisent toute la vie de relation, limitent les possibilités d’interaction avec l’environnement, et sont des éléments déterminants de la désocialisation, du décrochage, de l’abandon, de la rupture…

L’ARI accueille chacun dans sa singularité, avec son propre rythme, sa temporalité et ses modalités d’expression de ses difficultés. Il va s’agir de proposer des outils créant des environnements propices au rétablissement et à la responsabilisation, et permettant l’inclusion dans la vie sociale avec un accès à la santé, l’éducation, l’école, le travail, le logement, la culture, etc.

Trouver sa place dans la société, être acteur de sa propre vie, s’approprier son histoire, apprendre ou réapprendre à vivre avec son handicap (et/ou sa maladie), développer des capacités de confiance en soi, d’estime de soi et d’empathie sont les finalités d’un accompagnement.

Mais c’est aussi aider chacun à être l’acteur de son propre changement sans succomber à l’illusion que chaque personne est un être abandonné à lui-même, qui doit régler seul sa vie.

L’articulation entre autonomie et protection est un exercice d’équilibre où s’ajustent en permanence professionnels et personnes « protégées », pour créer un cadre suffisamment sécure à l’intérieur duquel la personne reprend ses droits, conserve son originalité et son intégrité psychique.

Il faut rappeler avec force la nécessité du respect de chacun, de la confidentialité de ses propos et de l’intimité de son être au monde.

L’ARI promeut un indispensable décloisonnement institutionnel, avec une responsabilité partagée, dans une complémentarité déontologique et éthique.

L’ARI s’engage dans l’exploration des nouveaux modes d’instituer du social, dans la société des individus, ainsi que dans une dynamique participative au débat public pour aller dans le sens d’une co-construction entre réseaux associatifs et pouvoirs publics.

Docteur François BRIDIER
Président


Mot du Directeur Général

Les mutations à l’œuvre dans notre secteur, parfois brutales, comportent toujours le risque de bouleverser les équilibres sociaux et économiques de notre association. Dès lors, nous n’avons d’autres choix que de nous interroger sur les conditions et les moyens concrets pour assurer la poursuite de notre ambition institutionnelle : c’est là tout le sens d’un projet associatif renouvelé.   Depuis plus d’une soixantaine d’années, le modèle qui est le nôtre s’est progressivement construit et enrichi. Il ne peut être figé, a fortiori dans un contexte de fortes transformations. Dans cette perspective, il ne s’agit en rien d’affaiblir, voire de remettre en cause, les bases de notre histoire commune car c’est bien dans nos valeurs structurantes que nous puisons notre force et notre sentiment d’appartenance. Parmi celles-ci, la participation des professionnels aux instances statutaires et la reconnaissance des partenaires sociaux irriguent notre fonctionnement. Ce sont là des atouts solides qui nous ont permis de parvenir à des dispositifs bien adaptés, tant aux besoins des personnes en situation de handicap psychique qu’à l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle des salariés. C’est également le moteur d’innovations. Les cinq années qui viennent de s’écouler en sont le témoignage. Mais, nous en avons fait le constat, cette conception ne va pas véritablement de soi. Elle devra être mieux organisée pour entraîner une mobilisation plus grande des différents acteurs et, surtout, générer moins d’incompréhensions parmi les salariés. Et comme cela nous a été demandé, il sera intéressant d’améliorer notre communication, mais également de mieux partager les différents points de vue, les enjeux qui sont les nôtres et les options qui se présentent à nous. Les membres en ont décidé ainsi : l’ARI doit rester une association à taille humaine. C’est là un facteur déterminant si nous souhaitons accentuer un dialogue entre bénévoles et professionnels, à même de fédérer les énergies.   Tenu par les orientations associatives rassemblées dans ce projet, je m’engage à respecter cette forme de cahier des charges fixant le cadre de notre mission. Je le ferai grâce à notre principal atout : une culture professionnelle de l’engagement, manifestée par nos salariés, et diversifiée par la richesse de nos bénévoles.

Dominique ESPAGNET-VELOSO
Directeur Général